
Le Médiateur de la République est une « autorité indépendante », selon les termes de la loi du 3 janvier 1973 qui a crée cette institution. Depuis le 13 avril 2004, cette fonction est exercée par M. Jean-Paul DELEVOYE, ancien ministre de la Fonction Publique, de la Réforme de l’Etat et de l’Aménagement du territoire.

Né le 22 janvier 1947, cet ancien directeur de sociétés agroalimentaires fut conseiller municipal de la commune d’Avesnes les Bapaume dès 1974.
Conseiller général du Pas-de-Calais de 1980 à 2001, Jean-Paul Delevoye est également Maire de Bapaume depuis 1982 et Président de la Communauté de Communes de Bapaume depuis 1992.
Député du Pas-de-Calais de 1986 à 1988, il est en 1986 membre du comité directeur de l’Association des Maires de France (AMF), et Président de la commission des finances. Il fut également Président de l’AMF de 1992 à 2002.
Sénateur du Pas de Calais de 1992 à 2002, président du groupe des sénateurs-maires, il dirigea le rapport « Cohésion sociale et Territoire » pour le commissariat au plan en 1999. Il présida la mission sénatoriale d’information chargée de dresser le bilan de la décentralisation et de proposer les améliorations de nature à faciliter l’exercice des compétences locales en 1999-2000. Il conduisit également le groupe d’étude sur la responsabilité pénale des décideurs publics au ministère de la justice. En 1998, il participa à l’étude « Pour une approche globale du temps de l’enfant : l’expérimentation des rythmes scolaires ».
Ministre de la Fonction Publique, de la réforme de l’État et de l’aménagement
du territoire de 2002 à 2004, il a notamment engagé la reforme de l’ENA et celle de la retraite des fonctionnaires. Nommé Médiateur de la République par le Président de la République en avril 2004, il le sera jusqu’en 2010.
« Etre Médiateur de la République, c’est écouter, comprendre, faciliter les débats et permettre que s’y expriment ceux qui en sont exclus. C’est être impertinent face aux abus de pouvoir et aux désordres établis. Mais c’est aussi, en étant au cœur des dysfonctionnements de la société, ressentir plus qu’ailleurs peut-être les incompréhensions, les tensions et les intolérances qui la traversent. C’est bien pourquoi la qualité de notre vivre-ensemble nécessitera de plus en plus l’intervention d’un tiers-acteur. »
Jean-Paul Delevoye